À la Une: un couloir humanitaire en suspens à Marioupol

À la Une: un couloir humanitaire en suspens à Marioupol



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L’Élysée a proposé de secourir la ville martyre et espère un échange téléphonique aujourd’hui avec le président russe. « L’annonce a pris de court diplomates et ONG », écrit Libération.

« Et elle tarde à se concrétiser : la faute à un Vladimir Poutine plus que jamais maître de l’enfer dans lequel il a plongé l’Ukraine en général, et Marioupol en particulier. »

« Vendredi, Emmanuel Macron annonce vouloir lancer, en lien avec la Turquie et la Grèce, une opération humanitaire exceptionnelle dans la ville assiégée du sud du pays. Il prédit un échange dans les prochaines heures… » Quatre jours plus tard, la discussion devrait enfin avoir lieu.

Marioupol, une ville qui se transforme en poussière

Les mots forts du chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kuleba, sont repris dans le journal Libération.

Selon les autorités, au moins 5 000 personnes ont été tuées dans la ville depuis le début de la guerre. Et plus de 100 000 habitants sont pris au piège à Marioupol, sans eau, gaz ni électricité.

« Les rues autrefois animées se sont métamorphosées en cimetière à ciel ouvert. Juste à côté de la route goudronnée, des hommes creusent des trous qui accueilleront les dépouilles des habitants tués par les bombardements » décrit Libération.

Contacté par le quotidien, le Comité international de la Croix-Rouge parle d’une situation « épouvantable et désespérée.»

Réfugiés ukrainiens : les Européens veulent mieux se coordonner

Sur les 10 millions et demi d’Ukrainiens ayant quitté leur foyer, près de 4 ont fui leur pays. Le haut-commissariat aux réfugiés recensait hier 40 000 Ukrainiens en 24 heures. Pour Le Figaro, même si c’est beaucoup moins qu’il y a quelques jours, la presse reste très forte sur l’UE.

Réunis à Bruxelles hier, les ministres de l’Intérieur européens ont agréé le plan en 10 points proposé par la Commission, et ce premier volet vise à mieux gérer le flux de réfugiés, même si pour le moment, il n’est pas question d’instaurer des quotas obligatoires de relocalisation.

Un plan commun de lutte contre la traite des êtres humains sera aussi établi. À cela s’ajoute une enveloppe de 17 milliards d’euros pour aider les États membres qui doivent faire face à l’arrivée de réfugiés.

La pandémie de Covid, devenue presque banale

« 130 000 cas de Covid par jour, et alors ?  » lance en Une Le Parisien. « On a d’abord lutté de toutes nos forces contre ce virus inconnu. On a ensuite appris à vivre avec. Au point que le sujet est aujourd’hui relégué dans nos esprits loin derrière la guerre en Ukraine, la présidentielle ou la météo printanière. »

Pourtant nous rappelle Le Parisien, l’épidémie connait un regain très net. « La première vague, qui nous a terriblement marqués, a causé 26 000 morts, et on en recense déjà 18 000 depuis le début de l’année », déplore le chef du service de parasitologie de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris.

« Pour plus de 95% de la population, qui a été en contact avec le virus ou bien a été vaccinée, on sent bien que le problème réglé », mais pour le spécialiste, « cela reste compliqué pour les personnes fragiles qui doivent se vacciner, se revacciner et toujours faire attention. »

La question du port du masque pas encore tranchée

« Des Français dans le flou », constate La Croix. Deux semaines après la fin du port du masque dans les lieux publics, seule l’obligation d’en porter un dans les transports semble à peu près claire pour tout le monde.

« Pour le reste, même les professionnels de santé hésitent… Exigé à l’hôpital, et dans les cabinets de médecins, il n’est pas obligatoire dans les pharmacies. »

« Dans le doute, nombre de Français n’ont pas changé leurs habitudes : alors qu’une majorité d’entre eux approuve la fin du masque obligatoire, les trois quarts disent continuer à le porter dans les commerces. »

Du point de plusieurs épidémiologistes en tout cas, « cette pratique à deux vitesses fait imparfaitement barrage au virus et n’a pas grand intérêt ».



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Author: Shirley