France

le gouvernement met de plus en plus la pression sur les non-vaccinés



Publié le :

En France, entre 500 000 et 700 000 personnes vont perdre leur passe sanitaire ce samedi 15 janvier, faute d’avoir reçu leur dose de rappel. Elles avaient sept mois après leur dernière injection pour le faire. Le gouvernement accentue toujours plus la pression sur les non-vaccinés.

Sophie, qui habite dans le sud de la France, est en pleine réflexion : « Je suis en pourparlers avec moi-même à savoir si je me vaccine ou pas, parce qu’en fait, j’ai peur du vaccin par rapport à ma santé. Mais, j’ai envie de le faire pour ma liberté, pour pouvoir où je veux, quand je le souhaite ».

Depuis le début de l’épidémie, Sophie a revu son mode de vie, elle sort beaucoup moins qu’avant, utilise le passe d’une amie. Mais à chaque fois, il faut s’organiser, être sûre qu’il n’y aura pas de contrôles d’identité. Alors pour retrouver un peu de légèreté dans son quotidien, elle pourrait se faire vacciner.

Peur des médicaments

Mais d’autres arguments entrent aussi en compte : « Je ne suis pas trop fan des médicaments. Quand je suis malade, j’attends que ça se passe tout seul. Alors là, me faire un vaccin pour un truc qu’on ne connait pas, c’est un gros risque pour moi. Et après, j’ai la réflexion de me dire : bon, tout le monde se vaccine, tu ne te vaccines pas, pense aux autres, peut-être que tu mets en danger les autres. En même temps, il y a tellement d’incertitudes. Les gens vaccinés peuvent être contaminés, peuvent être contagieux. Je ne sais pas, je suis en plein questionnement ».

Sophie en parle beaucoup avec son entourage et avec des amis soignants. Personne n’arrive vraiment à la rassurer. Mais sa décision est presque prise. C’est donc à contrecœur et la peur au ventre qu’elle ira recevoir sa première dose. Environ 5 millions de Français ne sont pas vaccinés.

►À écouter aussi : Les dessous de l’infox, la chronique – Vaccination contre le Covid-19: les dérives du professeur Raoult

Un nouveau vaccin pour attirer les réticents ?

Pendant ce temps, la Haute autorité de santé vient d’autoriser un nouveau vaccin permettant à ceux réfractaires aux vaccins à ARN de faire autrement. C’est un argument que de nombreuses personnes non vaccinées utilisent, elles ne sont pas anti-vaccination, mais ne font pas confiance aux produits de Pfizer et Moderna car ils utilisent la technique de l’ARN messager. Or, ce sont eux qui sont recommandés et quasiment exclusivement utilisés aujourd’hui.

Pour convaincre les réfractaires, la Haute autorité de santé (HAS) assouplit ce protocole. Il leur sera possible d’avoir recours à deux vaccins de technologie traditionnelle. Celui de Janssen tout d’abord, déjà connu et utilisé. Ce vaccin à vecteur viral peut donc désormais être administré à toutes les personnes de plus de 55 ans qui ne veulent pas d’ARN.

Il y a ensuite le nouveau venu, Novavax et ses protéines recombinantes. Il vient d’être autorisé par la HAS et ce sont cette fois toutes les classes d’âges qui pourront en bénéficier.

Les vaccins à base d’ARN messager, ceux de Pfizer et Moderna restent recommandés et la HAS demande en effet de les privilégier. Ils restent les plus efficaces face au Covid-19.

►À lire aussi : L’OMS appelle à donner un coup d’accélérateur à la vaccination en Afrique



Source link

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Adblock Detect

Turn Off Ad Blocker