les Français rétifs à partager leurs données



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L’utilisation du passe sanitaire concerne la fréquentation des lieux réunissant plus de 1000 personnes. Sous format papier ou numérique, ce dispositif permet de limiter les risques de transmission du virus, argumente le gouvernement.

Dans sa version électronique avec l’application « TousAntiCovid », ou en préférant la version papier, le passe sanitaire s’appuie sur un dispositif technique à base de QR-codes. Ces clefs numériques de validation s’affichent lors des contrôles à l’entrée de grandes manifestations accueillant un large public, une mention verte ou rouge qui indiquent que les documents présentés sont valides ou bien non conformes à vos déclarations sanitaires.

Objectif : faciliter un retour à la normale

Les autres informations visibles concernent votre nom, prénom et date de naissance afin de vous identifier formellement. « Aucun accès aux données médicales n’est possible », nous rappelle le ministre chargé du numérique, Cédric O, qui précise que la Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL)  vient de valider l’ensemble des dispositifs numériques de « TousAntiCovid », avec toutefois des demandes d’améliorations en ce qui concerne l’appli de vérification des documents.


« La CNIL valide le dispositif du passe sanitaire à la fois celui qui est déjà intégré dans l’application comme TousAntiCovid-Carnet, mais également toute l’architecture de fonctionnement de TousAntiCovid-Vérif qui sera mis à la disposition des organisateurs d’évènements ou des responsables des compagnies aériennes. Par ailleurs, et à partir de début juillet notre système intégrera le passe sanitaire européen qui devrait entrer en vigueur à cette date. Et, nous sommes parallèlement en discussion avec d’autres pays comme ceux du Maghreb ou les États-Unis afin de faciliter les déplacements des Français, mais aussi les voyages des touristes étrangers », précise Cédric O.

► À lire aussi : Passe sanitaire en France: le «oui mais» de la CNIL

Les Français rétifs à partager leurs données

Une étude menée par l’éditeur de solutions de cybersécurité Kaspersky révèle que 70 % des Européens seraient prêts à partager leurs données personnelles pour accélérer le retour à la normale. Mais ce rapport publié le 8 juin nous démontre que les Français seraient les moins enclins en Europe à faire confiance à leur gouvernement pour gérer la confidentialité de leurs données de santé, constate Pierre Delcher, chercheur en sécurité informatique chez Kaspersky.

« Le passe sanitaire numérique va contenir un certain nombre d’informations à caractère personnel à commencer par votre nom et vos prénoms, mais aussi la marque du vaccin et le nombre de doses qui vous a été administré. Visiblement on peut constater à travers notre étude qu’un certain nombre de Français ne semblent pas convaincus que les données de santé qu’ils confient à ces applications soient suffisamment protégées. C’est révélateur peut-être d’un problème qui dans ce cas démontre une confiance faible envers le gouvernement, mais qui a pour origine un manque de réflexion approfondi de la part des utilisateurs potentiels concernant les détails techniques de la protection de leurs données personnelles mises en place pour assurer la sécurité des informations véhiculées par ces applications », analysé le chercheur en informatique.

Alors que les Portugais se montrent à 56%, les plus disposés au sein de l’Union européenne à confier la gestion de ces informations dites sensibles à leur gouvernement. Toutefois, la plupart des Européens estiment que le sujet de la confidentialité des données de santé est une préoccupation majeure et que les États doivent veiller à ce que leur politique de collecte et de stockage de ces informations soit suffisamment transparente et sécurisée afin d’instaurer un climat de confiance.

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Author: Shirley

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