les parties civiles face au témoignage d’Abdeslam

les parties civiles face au témoignage d’Abdeslam



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Le procès des attentats du 13 novembre 2015 se poursuit devant la cour d’Assise spéciale à Paris. La cour se penchait sur le cas de Salah Abdeslam. Le Français de 31 ans est le seul survivant des commandos qui ont semé la mort à Paris et Saint-Denis. Cette fois il s’est montré plus disposé à répondre aux questions de la cour. Une attitude saluée par les parties civiles.

Avec notre envoyé spécial au Palais de justice de Paris, Nathanaël Vittrant

Debout dans le box, vêtu d’une chemise blanche, Salah Abdeslam répond poliment aux questions de la cour… Et c’est une première, un changement d’attitude salué dans l’ensemble par les parties civiles.

« Déjà on a une heureuse surprise. On s’inquiétait quand même de savoir s’il répondrait aux questions ou s’il garderait le silence, explique Dominique Kielemoes est vice-présidente de l’association 13onze15. On craignait aussi que, s’il prenait la parole, que ce soit pour des revendications, un discours idéologique fermé. Bon, visiblement il a commencé à adopter une stratégie de défense. Mais évidemment, c’est sa vérité et ce n’est pas la vérité ».

Salah Abdeslam a commencé par dire qu’il n’avait pas de sang sur les mains. Paul-Henri Baure travaillait au Stade de France le 13 novembre. Il a été blessé par l’explosion d’un des kamikazes. « Ce qui m’a un peu choqué, c’est qu’il ait dit : “Moi, je n’ai tué personne, je n’ai blessé personne”. Il essaie de se dédouaner, comme on dit ! Mais il n’y arrivera pas ! Mais enfin, j’ai été content quand même de l’entendre. Voilà ».

Peur, lâcheté ou manque de conviction ?

Salah Abdeslam, à plusieurs reprises, laisse entendre qu’il a renoncé, le 13 novembre, à se faire exploser. Catherine Horsene était, elle aussi, au Stade de France. « Le grand point d’interrogation, c’est tout de même de savoir s’il a reculé par peur, par lâcheté, par manque de conviction… », questionne-t-elle.

« Qu’il ait ou non appuyé sur le détonateur de la ceinture d’explosifs, ça ne doit pas vraiment être le débat. Le débat c’est qu’il a participé pendant des mois et des mois à la préparation d’attentats qui sont des crimes de masse, commis d’une façon volontaire, dans des conditions épouvantables… Il était dans le commando, il avait une mission, ce soir-là, sur laquelle il va falloir qu’il s’explique à un moment ou à un autre », a lancé Maître Gérard Chemla qui représente une centaine de parties civiles.

Salah Abdeslam aura l’occasion, à partir du 15 mars, de s’expliquer plus en longueur sur cette nuit du 13 au 14 novembre.

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Author: Shirley