France

Paul Quilès, la mort d’un fidèle de François Mitterrand



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Figure du Parti socialiste, l’ancien ministre Paul Quilès est mort ce vendredi 23 septembre à l’âge de 79 ans. Avec lui, c’est une figure du Mitterrandisme qui disparaît. L’ex-député du Sud-Ouest était en effet resté un fidèle absolu de l’ancien président, jusque dans les controverses.

Dans l’une de ses dernières interviews, accordée ce printemps au Journal du Dimanche, Paul Quilès s’indignait qu’Emmanuel Macron se rende à Kigali pour commémorer le génocide rwandais et admettre une responsabilité de la France plus importante que reconnue jusque-là.

Inadmissible, forcément, pour Paul Quilès qui avait mené en 1998 la mission d’information parlementaire sur le génocide. Une mission qui, si elle avait admis des erreurs de jugement des autorités françaises, avait aussi très largement exonéré le président François Mitterrand.

Pas question en effet pour Paul Quilès qu’on touche à son mentor : c’est pour lui qu’il s’était engagé en politique en 1973 avant d’être le directeur de la campagne victorieuse du leader socialiste en 1981.

► À écouter : Paul Quilès: «La France a apporté une aide au gouvernement rwandais» en 1994

Pompier de service et homme de l’ombre

L’élu du Tarn avait été récompensé de sa fidélité en enchaînant les postes ministériels : à l’Intérieur, aux Postes et Télécommunications, au Logement, au Transport. À la Défense également, où il avait eu la lourde tâche de succéder à Charles Hernu, emporté par le scandale du Rainbow Warrior.

Pompier de service donc, homme de l’ombre, mais aussi capable d’évoluer dans ses convictions. Ces dernières années, il s’était engagé en faveur du désarmement nucléaire, aux côtés notamment de Nicolas Hulot.

► À écouter : Paul Quilès: «L’illusion nucléaire est créée par le lobby militaro-industriel»



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