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un lit sur cinq fermé faute de soignants dans les grands hôpitaux publics



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Une enquête menée sous l’égide du Conseil scientifique sonne l’alarme sur la pénurie de lits dans les hôpitaux publics en France. Un sujet brûlant que le gouvernement assure vouloir suivre de près.

À Paris comme en région, la situation s’aggrave à l’hôpital public : les lits fermés sont légion. Selon le journal Libération, ils représentent 15% des lits à Cochin, 25% à Georges Pompidou, deux grands hôpitaux parisiens. Au sein du plus grand hôpital de Marseille, environ 15% des lits sont condamnés.

En cause notamment : la pénurie de personnel. Il manque médecins, aides-soignants et surtout infirmiers. L’absentéisme augmente, certains professionnels partent dans le privé, et les établissements peinent souvent à recruter.

« La situation est compliquée » dans les hôpitaux reconnaît le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui évoque « une hausse de près d’un tiers des postes vacants chez les paramédicaux par rapport à l’automne 2019 », dans une interview au journal.

Un mal ancien et profond

Tout cela dit la désaffection des soignants pour l’hôpital public. Ils sont nombreux à dénoncer, et cela déjà bien avant la crise du Covid, le manque de moyens, des conditions de travail dégradées, en flux tendu, et qui peuvent compromettre la bonne prise en charge des patients.

La crise du Covid.a peut-être aussi joué un rôle. Les « burn out » et les troubles anxieux seraient fréquents chez les soignants, a alerté à plusieurs reprises le Conseil scientifique. Mais selon le député La France insoumise (LFI) Adrien Quatennens, le mal est ancien et surtout profond. Une réaction forte et rapide est pour lui nécessaire.

«  Il y a besoin d’investir et d’investir massivement dans ce bien commun qui s’est largement dégradé et avec un personnel qui est épuisé et qui a besoin de renfort, assure l’élu. On ne va pas demander à des gens qui pour 58% d’entre eux ont de symptômes de “burn out” et pour 32% d’entre eux sont en dépressions caractérisées de soigner des gens. Ce n’est pas sérieux. »

Les réformes sont lancées selon la majorité

Il faut ajouter à cela une certaine déception à l’égard des mesures du gouvernement annoncées il y a un an pour revaloriser les salaires et remettre à flot l’hôpital. Du côté de la majorité, si l’on reconnait que la situation est inquiétante, pas question de céder au pessimisme. Augmentation du budget de l’hôpital public, du nombre de places en école d’infirmière, revalorisation des salaires : les réformes nécessaires ont été lancées selon le député La République en marche (LaREM) Thomas Mesnier, référent santé du parti présidentiel. Il demande de la patience.

« On a enclenché ce qui aurait dû être fait depuis au moins dix ans et maintenant il faut se donner le temps de la mise en œuvre, affirme-t-il. Et éventuellement du réajustement là où on voit que quand ça se met en œuvre il faut lever encore quelques freins, faire plus ici, différemment là. C’est tout l’enjeu de la mise en œuvre de nos réformes. »



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